1 novembre 2009

Le vin à fleur de pellicule - la communication de crise et sensible


2eme Rencontre des Acteurs de l’oenophilie, le jeudi 10 décembre 2009 à 19h à Champfleuri Champagne-au-Mont d’or. M. Christophe Roux-Dufort, Professeur en management stratégique à EM LYON Business School et auteur de Gérer et Décider en Situation de Crise aux éditions Dunod, animera une table ronde réunissant des représentants éminents de la filière viticole et de la presse. Un cocktail-dégustation vous permettra, à la suite du débat, de rencontrer de grands vignerons.

Communiquer est un art délicat, d’autant plus en cas de crise. PME comme multinationale, les entreprises sont confrontées à des crises venues de l’extérieur qui bouleversent leur mode de communication classique. Une catastrophe sanitaire, un drame social, le mauvais comportement d’un collaborateur sont des facteurs de déclenchement d’une crise.

Face à l’effet amplificateur des médias, impossible de pratiquer la politique de l’autruche. Les dirigeants sont obligés de réagir. Mais l’urgence et la pression les conduisent parfois à des maladresses, parfois à de véritables erreurs aux conséquences graves. Comment éviter le développement d’une « affaire » ? Faut-il répondre à l’attaque par l’attaque ? La meilleure stratégie n’est-elle pas de rester en retrait ? Peut-on garder la tête froide face à une opinion publique déchaînée? Avec Christophe Roux-Dufort, spécialiste de la gestion de crise, le Club « Acteurs de l’oenophilie » vous propose de vous pencher sur les tempêtes médiatiques qui font rage dans le monde du vin – et d’en tirer des leçons.

Mondovino d’abord, un documentaire récemment diffusé sur France 2 ensuite. Les journalistes allument des brûlots dont la filière se passerait bien : le vin, parce qu’il est est objet d’identité, rencontre un écho tout particulier dans les médias. Les suppléments vins des magazines comptent souvent parmi leurs meilleures ventes annuelles et les prises de position dans la presse, la littérature ou le cinéma sont assurées de rencontrer en France un large public. Il est ainsi parfois tentant de dénoncer pêle-mêle de façon péremptoire un complot mondial d’uniformisation du vin, une emprise maligne des industries marchande, phytosanitaire et oenologique, ou bien des politiques publiques forcément liberticides.

Un vigneron, une organisation interprofessionnelle ont-ils les moyens de réagir face à une machine médiatique qui paraît implacable ? Les images ont-elles raison sur les mots ? L’opinion publique se satisfait-elle de vérités véhiculées par les médias ? Les journalistes sont-ils piégés par le besoin de sensationnalisme, surtout lorsque le sujet s’y prête si facilement ? Venez en débattre au club Acteurs de l’oenophilie!

Aurélie Labruyère & Julien Gacon